Guerres & Histoires, le nouveau trimestriel de la gamme Science & Vie, met l’accent sur les principaux conflits qui ont marqué notre histoire. Il s’attache ainsi à livrer une explication claire sur les protagonistes des grandes guerres, leurs stratégies et leurs technologies d’armement.
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FOCUS
L’intégralité des archives de Nuremberg désormais en ligne
DU CUIRASSÉ AU PORTE-AVIONS ET ALLER-RETOUR • Le porte-avions serait aujourd’hui obsolète du fait des drones et des missiles, de même qu’hier le cuirassé aurait été envoyé à la ferraille par le porte-avions. Une analyse simpliste qu’il faut déconstruire pour prendre les bonnes décisions de programmation!
Revivez les Guerres qui ont changé l’Histoire
L’ARMÉE OTTOMANE INVINCIBLE PENDANT DEUX SIÈCLES • Émergeant d’Anatolie à la fin du XIIIe siècle, les Turcs ottomans se montrent d’entrée de redoutables combattants. Après s’être fait les dents sur un Empire byzantin moribond, ils se taillent un immense domaine en combinant trois atouts: un esprit ouvert sur l’innovation, la complémentarité entre forces terrestres et navales et, enfin, de réelles capacités interarmes. Faute de pouvoir réformer leur système économique et social, ils entament cependant, au XVIIe siècle, un lent déclin.
L’EMPIRE OTTOMAN FUSIONNE BYZANCE ET L’ISLAM • Surgis au XIIIe siècle des confins de l’Anatolie, les Ottomans étendent une domination éclair au Moyen-Orient et dans l’est du monde méditerranéen grâce à leur excellence militaire et leur réalisme politique, au point de devenir une des toutes premières puissances européennes au XVIe siècle. Le long déclin qui s’ensuit ne saurait faire oublier que les Turcs ont terrifié les Habsbourg jusqu’à la fin du XVIIe siècle.
Un empire étendu sur trois continents • Né autour de Sögüt, près de Nicée, dans le nord-ouest de l’Anatolie, l’Empire ottoman se développe d’abord au détriment de Byzance et des principautés turques rivales, vestiges de l’Empire seldjoukide. Puis il s’étend progressivement aux Balkans à l’ouest, à la Mésopotamie à l’est et à la Crimée et au Caucase au nord, avant d’atteindre (brièvement) l’Atlantique le long de la côte africaine. Au faîte de son expansion au milieu du XVIIe siècle, l’Empire ottoman couvre 5,2 millions de kilomètres carrés, ce qui le place théoriquement au niveau de l’Empire macédonien à la mort d’Alexandre, ou de l’Empire romain du IIe siècle. Si les régions centrales d’actuelle Turquie et des Balkans font l’objet d’un contrôle centralisé, les régions excentrées jouissent d’une large autonomie, notamment les principautés dites « barbaresques» du Maghreb.
JANISSAIRES ET ARTILLERIE, LES DEUX ATOUTS MAÎTRES DES SULTANS • Le secret des spectaculaires victoires de l’Empire repose à la fois sur de gros effectifs et sur un mélange interarmes associant notamment une infanterie solide et une puissante artillerie. Victimes d’un État sclérosé, les Ottomans n’ont pas pu tirer profit d’une révolution militaire dont ils étaient pourtant un moteur.
VIENNE, 1683 VRAI COUP D’ARRÊT, FAUSSE FIN • Désireux de redorer l’honneur ottoman en profitant d’une rébellion hongroise contre la tutelle Habsbourg, le grand vizir Kara Mustafa s’élance, en 1683, à l’assaut de Vienne. Mais l’opération est hasardeuse et trop ambitieuse. Le désastre qui s’ensuit aurait dû sonner le glas de l’Empire ottoman, qui pourtant va survivre deux siècles. Voici pourquoi.
LA MARINE OTTOMANE, UN SIÈCLE DE SUPRÉMATIE ABSOLUE • Rapides à s’adapter, les Ottomans comprennent vite l’intérêt d’une marine de guerre pour une expansion amphibie. Intelligemment développée par de grands souverains, la puissance navale atteint son apogée entre 1470 et 1570, avant de décliner, faute de pouvoir suivre le rythme des...